L’administration veut placer un agent en disponibilité d’office, c’est-à-dire sans aucun traitement, au motif que « son emploi a vocation à être supprimé dans le cadre de réorganisation ou d’évolution de l’activité du service dans lequel il est affecté ».
Jusqu’à aujourd’hui la disponibilité était une position volontaire qui n’intervenait qu’à la demande de l’intéressé, la mise en disponibilité d’office ne pouvant intervenir qu’à l’expiration de congés, de longue maladie ou de longue durée après avis du comité médical et de la commission paritaire.
C’est donc avec une parfaite mauvaise foi qu’Eric WOERTH affirme que le projet de décret soumis au Conseil Supérieur du 11 février prochain ne vise pas à licencier des fonctionnaires.
Depuis le printemps 2009 le collectif défend l’amélioration et le développement des modes d’accueil et la scolarisation des jeunes enfants et s’oppose aux différentes mesures qui convergent vers une dégradation des dispositifs existants : modifications envisagées du décret relatif aux établissements et services d’accueil, expérimentation des jardins d’éveil, application de la directive européenne « services », modification des conditions d’agrément et projet de maisons assistantes maternelles…
Nous vous invitons à prendre connaissance de la circulaire du ministre.
Ce dernier invite carrément les recteurs à se passer plus ou moins de l’avis des CA sur la répartition des dotations (en application du décret sur les EPLE que le ministère veut sortir dans le cadre de la réforme des lycées).
Le 25 janvier 2010 au soir, sur TF1, Nicolas Sarkozy, répondant aux questions d’un enseignant contractuel de Gagny, a déclaré que la situation des contractuels dans la Fonction publique, est profondément anormale….
Il a ensuite ajouté qu’il est tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité.
“Une réforme, c’est d’abord une méthode et un calendrier”, affirme le ministre de l’Education dans
le courrier qu’il adresse aux chefs d’établissement le 30 novembre 2009, avec les prescriptions pédagogiques
pour la diffusion de sa réforme. On aurait aimé qu’il fasse preuve du même souci pédagogique
en rédigeant sa réforme. On sait qu’au contraire, il s’agit avant tout d’ÉCONOMISER sur le budget
de l’Éducation nationale.
Le rapport du Haut Conseil de l’Education sur l’enseignement professionnel vient d’être remis au président de la République. Un communiqué de l’Elysée a dit clairement que les propositions que contenait ce rapport avaient l’assentiment du président… Il est donc important d’en prendre très rapidement connaissance !
dimanche 7 février 2010
dimanche 7 février 2010