Le ministère a présenté en Comité Technique Ministériel (CTM) la répartition des 14 000 suppressions d’emplois (12 650 dans l’enseignement public et 1350 dans l’enseignement privé sous contrat) pour la rentrée 2012, s’ajoutant aux 66 000 suppressions actées depuis 2007... 4 pages spécial "Suppressions d’emplois à la rentrée 2012".
Le gouvernement veut nous imposer le Nouvel Espace Statutaire de la catégorie B-NES du B- (Secrétaires Administratifs, Éducateurs, Assistant de Service Social, Infirmiers). Pour cela, il met en avant que ce nouvel espace nous permettra de gagner plus.
FAUX !
Les personnels des LP, SEP, SEGPA et EREA exigent le maintien de l’enseignement professionnel initial public sous statut scolaire au sein des établissements du ministère de l’Éducation nationale et de l’Agriculture. Ils refusent catégoriquement l’éventualité d’un transfert des personnels enseignants de la voie professionnelle vers les régions.
Ils exigent le rétablissement des moyens, en structures et en postes, indispensables à une véritable rénovation de l’enseignement professionnel initial public sous statut scolaire.
Ils refusent les mesures favorisant le développement de l’apprentissage au détriment de l’enseignement professionnel initial public sous statut scolaire.
A l’heure où dans les académies, les conséquences du budget de l’Éducation nationale voté pour la rentrée prochaine se traduisent par la suppression de centaines de postes, il est urgent de réagir. La CGT-Educ’action a proposé depuis le mois d’octobre 2011 une mobilisation contre le budget : elle s’engage donc pleinement dans les mobilisations contre ses conséquences. La volonté de mettre en pièce l’Éducation Nationale pour lui substituer un système éducatif copié sur le modèle libéral anglo-saxon ne fait plus aucun doute et crise ou pas, élections ou pas, les mesures seraient les mêmes : Les motifs invoqués ne sont que des prétextes destinés à masquer cette politique.
Il y a 4 ans, la CGT-Éduc’action refusait de signer le protocole sur la réforme du baccalauréat professionnel qui prévoyait la disparition des BEP et un cursus de baccalauréat sur 3 ans au lieu des 4 ans. La CGT en dénonçait immédiatement les dangers extrêmement importants...
La réalité de cette réforme, un temps masqué par l’effet "bourrelet", c’est à dire la présence simultanée, ces deux dernières années, d’élèves du cursus 4 ans avec des élèves du nouveau cursus 3 ans, est aujourd’hui sans appel.
La CGT-Éduc’action, qui a décidé lors de son conseil national d’appeler les personnels de l’Education à se mettre en grève le 31 janvier, fera tout pour que celle-ci soit massivement suivie dans l’enseignement professionnel. Cela ne sera qu’une étape supplémentaire dans le refus d’une politique de destruction de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire. Il en faudra d’autres !
Le ministre veut imposer dès la rentrée 2012 une modification en profondeur des modalités d’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation.
Les projets de textes, finalisés avant même toute concertation, prévoient :

le gel des promotions autres qu’à l’ancienneté jusqu’en 2015

la progression de carrière aux seules mains du supérieur hiérarchique
Dans le même temps, dans le second degré, le chef d’établissement deviendrait l’unique évaluateur.
Voici le témoignage de notre collègue Abdoul D., enseignant dans l’académie de Versailles, et qui vient de se voir refuser le renouvellement de son titre de séjour, malgré 8 ans de bons et loyaux services à l’Éducation nationale… Blocage administratif et/ou politique absurde qui prive les élèves et les équipes enseignantes de la présence d’Abdoul. Il a un contrat signé depuis le 1er septembre 2011 et le rectorat de Versailles s’est engagé à le réemployer dès qu’il aurait réussi à obtenir le titre de séjour qui lui est dû.
Voilà donc comment l’Etat remercie ses personnels !
Ce jeudi 20 octobre 2011, le vote aux élections professionnelles dans l’Éducation nationale s’est terminé avec un taux de participation de 38,5 % au Comité Technique Ministériel (scrutin qui rassemble la totalité des personnels). Il s’agit d’un taux de participation faible au regard des taux de participation observés (supérieurs à 60%) dans les précédentes élections.
Dans ce contexte très difficile, la CGT-Educ’action obtient 6,47 % des suffrages exprimés et un siège au Comité Technique Ministériel. Dans certaines académies, la CGT-Educ’action obtient des scores plus importants encore.
Bougeons l’iufm, l’école, la société avec la CGT Educ’Action !
Toujours plus de précarité : pour la CGT Éduc’Action, c’est NON !